6 novembre 2026

les mobilisations

Non à la répression du mouvement lycéen !

Non à la répression du mouvement lycéen !

Communiqué du SNES FSU Créteil suite à la semaine de rentrée des congés d’automne

Devant les lycées de l’académie de Créteil : le bruit des bottes !
Depuis le lundi 2 novembre, les lycéen.nes de l’académie de Créteil qui se mobilisent devant leurs établissements font face à une répression sans précédent. Pour satisfaire une communication ministérielle et gouvernementale qui qualifie le mouvement de « résiduel », tous les moyens sont bons (ou plutôt ne le sont pas) afin de casser une mobilisation que pourtant tout un chacun qualifie de légitime.
Est-il, dans un Etat de droit, opportun de frapper des élèves à coups de matraque, de les asphyxier avec des gaz lacrymogène, de proférer des insultes racistes, sexistes et homophobes, d’utiliser des moyens démesurés de FDO pour ouvrir des lycées à tel point que des personnels (enseignant.es et AED) ont aussi été blessés ou arrêtés, d’arrêter des dizaines de mineur.es pour les placer en GAV, de foncer avec une voiture dans un rassemblement d’élèves et de parents ? C’est pourtant ce qu’il s’est passé aux lycées Delacroix de Drancy, Paul Robert des Lilas, Eugène Hénaff de Bagnolet, Berthelot de Pantin, Olympe de Gouges de Noisy-le-Sec, Guillaume Budé de Créteil, Jean Macé de Vitry, Chérioux de Vitry. La liste n’est absolument pas exhaustive.
Le SNES-FSU Créteil dénonce cette répression à l’aveugle qui touche dans la grande majorité des cas des lycéennes souhaitant exprimer pacifiquement leurs revendications. Nous tenons à rappeler que nous partageons les revendications des élèves (bâti scolaire vétuste et inadapté, manque de personnels et de remplaçant.es, abrogation des réformes Blanquer et Parcoursup).
Comment qualifier autrement ce que nous voyons devant nos lycées de dérive autoritaire et fasciste ? Qui se pose aujourd’hui la question du ressenti des lycéennes face à te tels actes ? Quid de leurs traumatismes, de leur confiance envers les adultes qui sont censés les protéger en tant qu’enfants et plus généralement en cette société et cette démocratie ?
Combien faudra-t-il de vidéos sur les réseaux sociaux, de GAV, d’alertes de l’ONU, de blessures, de mains arrachées et d’yeux perdus pour que cela cesse ?
Pour que cela cesse, la solution est pourtant simple : donnons leur ce qu’ils et elles demandent : un service public d’éducation de qualité pour toutes avec des moyens dignes de la 7e puissance mondiale.
Après la journée de mobilisation exceptionnelle du 5 novembre, le SNES-FSU Créteil appelle à continuer la lutte aux côtés des lycennes mobilisées.