21 septembre 2026

militer

Motion CAA SNES-FSU Créteil du 21 septembre 2026.

La Commission administrative académique (CAA) du SNES-FSU Créteil s’est réuni le lundi 21 septembre 2026 et a voté les motions suivantes.

La situation internationale est marquée par plusieurs conflits menés par des régimes d’extrême-droite et réactionnaires. La Russie poursuit sa guerre en Ukraine, continuant à déstabiliser l’ensemble de la région et impactant durablement l’économie mondiale, par des hausses constantes des prix des matières premières et de l’énergie. Israël poursuit ses opérations militaires au Liban, rasant des quartiers et des ensembles urbains entiers dans le Sud de Liban et obligeant de nouveau les populations à se déplacer. Le conflit, malgré un cessez-le-feu officiel, se poursuit dans la bande de Gaza et les opérations génocidaires de l’armée israélienne n’ont pas cessé, loin de là : près de 1380 Gazaouies ont perdu la vie depuis octobre 2025. Enfin, si la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran a cessé pour l’instant, la tension reste très forte dans le Golfe Persique, entraînant un choc inflationniste sur l’ensemble de la planète, dont l’ampleur est de plus en plus ressentie dans notre pays. Encore une fois, ce sont les civiles qui paient les décisions des gouvernements.
Dans ce contexte, le SNES-FSU rappelle sa solidarité avec tous les peuples qui luttent pour leurs droits et leur liberté de choisir leur avenir. Il porte un discours clair auprès des personnels et de ses syndiquées basé sur : le refus de la logique de guerre, le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, l’importance des négociations internationales pour résoudre les conflits en cours, la possibilité d’une culture de la paix fondée sur la collaboration et la solidarité entre États, l’engagement pour le désarmement, la solidarité avec les organisations syndicales des pays en guerre pour les soutenir et informer ses syndiquées de ce qu’il se passe réellement sur place.

La fin d’année scolaire s’est conclue sous la canicule et l’été 2026 a été marqué par des épisodes interminables de chaleurs extrêmes qui perdurent en cette rentrée et des incendies d’une ampleur exceptionnelle qui n’ont épargné aucun territoire. Ce bouleversement climatique est la conséquence de choix politiques et économiques liées au fonctionnement du système capitaliste, qui ne survit que par la prédation des ressources naturelles. Dans l’Éducation, classes surchauffées, locaux inadaptés, fatigue accrue, mise en danger des personnels et des élèves, et pourtant le gouvernement et le ministère restent sourds aux alertes syndicales après avoir fait preuve d’impréparation et d’amateurisme dès la canicule de mai. Dans l’académie de Créteil, sur les établissements ayant répondu à l’enquête organisée par le SNES au moment des examens, 80% ont déclaré des températures supérieures à 30° dans les salles d’examens, mettant en danger les personnels comme les élèves. Le maintien des épreuves du DNB de lettres a été le point culminant de ce refus de l’État de protéger les personnels et les élèves. La réunion du 9 septembre au ministère sur le plan "vague de chaleur" l’a démontré puisque toutes les organisations syndicales ont claqué la porte face à l’absence d’engagement politique pour protéger la santé des personnels et des élèves. L’achat de ventilateurs par les établissements, financés en partie par les conseils départementaux et par le conseil régional, ne sauraient être la seule réponse. La rénovation énergétique reste une variable d’ajustement budgétaire, le gouvernement projetant des coupes à hauteur de 40 millions soit 80% du budget total dans le fond censé accélérer le travail de diagnostic et de rénovation du bâti scolaire. Cette crise révèle d’abord l’impréparation de l’Éducation nationale à faire face à ces épisodes, alors que ces derniers se multiplient depuis quelques années. Elle montre aussi la fragilité du bâti scolaire qui n’est pas fait pour faire face à des températures élevées sur de longues durées, même dans les établissements plus récents pourtant censés répondre à des normes plus élevées. D’autre part, alors que certains discours sécuritaires et réactionnaires parlent de « sanctuarisation » des établissements, force est de constater que cette dimension n’est pas du tout prise en compte quand il s’agirait de la décliner dans sa dimension écologique et sanitaire pour les personnels et les usageres afin de garantir de meilleures conditions de travail et d’études. Elle illustre enfin l’incurie du ministère qui se contente, à chaque épisode, de donner quelques vagues conseils de bon sens (fermer les fenêtres quand il fait chaud et boire régulièrement) sans engager aucune politique sérieuse de prévention, à fortiori dans les villes et quartiers où les familles sont déjà exposées à l’habitat insalubre. Il faut donc un effort d’investissement important de l’État et des collectivités territoriales pour préparer le système éducatif au réchauffement climatique. Ces derniers doivent aussi préparer les périodes de canicule, adapter les horaires et réfléchir à l’organisation de l’année scolaire. Le SNES-FSU doit continuer à faire campagne sur ces questions tout au long de l’année. Il est important d’exploiter le succès de notre campagne de communication pour diffuser nos mandats auprès de la profession et de l’ensemble de la population. Certaines revendications sont à approfondir, pour décarboner l’ensemble du système éducatif, comme l’affectation des TZR et des non-titulaires beaucoup trop loin de leurs domiciles. Le SNES-FSU doit peser pour que ce sujet soit au cœur des campagnes des élections professionnelles et présidentielles.

En France, le pays connaît une forte hausse des prix depuis le début du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Le choc inflationniste est déjà important et s’accélère. Dans ce contexte, le blocage des salaires dans la fonction publique met les personnels particulièrement en difficulté. Plutôt de débloquer les budgets nécessaires, le gouvernement minoritaire s’est d’ailleurs empressé de décider d’économiser 6 milliards d’euros sur le budget 2026 ! En catimini durant l’été, il a augmenté par décret les franchises médicales (de 100 à 140€), décision que nous avions réussi à repousser en 2025 ! A nouveau, la Macronie frappe les plus fragiles pour économiser des bouts de chandelle et protéger les riches ! Il apparaît évident que le SNES et la FSU ne peuvent rester inactifs devant cette accélération de la perte de pouvoir d’achat des personnels. Dès maintenant, ils doivent revendiquer un déblocage des salaires et un plan de rattrapage qui permette de compenser l’inflation et de rattraper le retard pris depuis 2011, au-delà de la journée de grève du 29 septembre prochain.

Le débat public est marqué par l’approche des élections présidentielles qui semble paralyser les appareils politiques. L’extrême-droite reste en tête des intentions de vote, ce qui pèse sur l’ensemble des acteurs publics. Même si elle a connu un échec relatif en Suède, le succès de l’AFD en Saxe-Anhalt confirme l’existence de sa dynamique électorale. Cet ancrage confirme le besoin pour la FSU et le SNES de mettre le combat contre l’extrême-droite au cœur de son agenda. De plus, ils ne peuvent pas en rabattre sur leurs revendications. Au contraire, la période est propice à porter nos revendications et à lancer des mouvements de grève pour construire le rapport de force et peser sur le débat public. Ce n’est pas en attendant tranquillement le dénouement des élections que nous pourrons peser, c’est au contraire en occupant le terrain, en construisant des actions et en montrant à la profession que le syndicat reste un outil fondamental pour en finir avec l’extrême-droite et ses soutiens.

Les remontées des sections d’établissement révèlent des manques criants en terme de personnel en cette rentrée. Sur l’académie de Créteil, 65% des établissements rencontrent des absences non-remplacées, des postes non-pourvus, des AESH non-recrutées. Cela est aggravé par la décision de ne pas reconduire plusieurs centaines de non-titulaires qui vont devoir attendre le mois d’octobre voire le budget 2027 pour être recrutés. La nécessité d’un plan pluriannuel de recrutement et de la titularisation massive des précaires doit être au centre de la communication du SNES-FSU dans le cadre de la campagne des élections professionnelles.
Enfin, la cyberattaque qu’a subi le rectorat durant l’été a fortement perturbé l’affectation des collègues : TZR sans RAD et sans établissement d’exercice, stagiaires et non-titulaires mal affectés. A ce propos, le SNES-FSU doit dénoncer les discours déresponsabilisants du ministère qui met en cause les collègues qui choisiraient des mots de passe trop faibles, auraient des comportements à risques qui favoriseraient les actions des hackers, ne mettraient pas à jour leurs logiciels. Les personnels de l’Éducation nationale doivent déjà payer leur matériel informatique sur leurs propres deniers (la prime informatique étant largement insuffisante pour le financer), ils ne sont pas responsables des choix de l’État de ne pas se donner les moyens de protéger ses sites et ses réseaux. Il est temps que l’employeur investisse fortement et fasse le choix de ne pas confier les données sensibles des personnels et des usageres à des entreprises étasuniennes qui sont fortement liées au gouvernement d’extrême-droite de Donald Trump.

160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année. Ce chiffre glaçant, mis en lumière par la CIVIISE en 2023, et encore rappelé dans son bilan de juin 2026, n’a toujours pas conduit à une politique publique à la hauteur. Il a fallu la mort le viol et le meurtre d’un enfant de 11 ans pour que l’examen de la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, déposée dès décembre 2025, soit accéléré et inscrit à l’agenda parlementaire. Le SNES et la FSU doivent continuer à peser dans le débat public et parlementaire pour porter leurs exigences :

  • en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux mineures (violences intra familiales, VSS dans les autres lieux de vie des enfants, exposition à la pornographie, exploitation sexuelle) et sur le rôle clé que peut jouer l’école dans leur prévention, leur repérage, ou encore dans le recueil de la parole et l’orientation des victimes vers des parcours de signalement et de soin adapté. Cela suppose des personnels formés, en nombre suffisant, et des services sociaux et de santé scolaire renforcés ;
  • dans la lutte contre le système prostitutionnel et contre l’exploitation sexuelle des mineures ;
  • dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail : prévention, formation des personnels, signalement, protocole de traitement des signalements, accompagnement effectif des victimes ;
  • dans la reconnaissance et la prise en charge sur les lieux de travail des conséquences des violences intrafamiliales, notamment pour les agentes victimes ou les mineures co-victimes.

Au mois d’août, le ministère de l’Education nationale a annoncé la passation d’un questionnaire VSS présenté à tou ?tes les enfants de la grande section à la terminale. Ces questionnaires font porter la responsabilité aux victimes de parler, ils ne sont pas adaptés à l’âge des enfants, trop vagues dans leur formulation et les personnels ne sont pas formées pour accompagner les élèves dans cette passation, ou en nombre insuffisant s’agissant des infirmières. Le SNES-FSU doit s’opposer à une logique qui ferait reposer sur les enfants la responsabilité de révéler les violences qu’ils et elles subissent, lors d’une passation collective et à date fixe, sans garantir les moyens humains permettant de recueillir leur parole, de l’évaluer et surtout de les protéger. Repérer davantage de victimes sans renforcer massivement les personnels sociaux et de santé scolaire, leur formation et les dispositifs de protection de l’enfance ne peut constituer une politique de protection efficace.

Le SNES-FSU exige la protection des lanceur-ses d’alerte et se mobilisera contre toute forme de sanction à leur égard.

Le SNES-FSU appellera à ne pas faire passer les questionnaires VSS tout en popularisant l’article 30 de la PPL qui reprend la préconisation de la CIVIISE d’un entretien annuel pour chaque enfant à l’école sur son bien-être.

Si des ASA pour les victimes de violences intrafamiliales et une expérimentation du congé menstruel ont été arrachées par la FSU, les négociations pour un nouvel accord sur l’égalité professionnelle femmes / hommes dans la FP ont tourné court : face au rejet quasi unanime des organisations syndicales de mesures très en deçà des enjeux, le ministère a quitté la table des négociations.

Le ministère a fait le choix d’instrumentaliser la journée de commémoration du 11 novembre pour en faire un moment de célébration caricatural, visant à promouvoir la guerre et mêlant nationalisme et vision réactionnaire de la place de la jeunesse dans la société. Pour le SNES-FSU, la cohésion sociale ne se construit pas à coups de cérémonies obligatoires mais en donnant au service public les moyens de lutter contre les inégalités sociales et territoriales. Le SNES-FSU demande l’abrogation de cette circulaire, considère que les personnels ne sont pas tenus de participer à la préparation et à la mise en œuvre de cet événement, et propose le boycott en cas de non-abrogation.

Le SNES-FSU s’inquiète des dérives enregistrées dans le service public de l’audiovisuel avec l’arrivée d’éditorialistes d’extrême-droite. Il apporte son soutien aux personnels en grève.

Le rectorat de Créteil poursuit une politique de gestion des personnels de plus en plus brutale. En cette rentrée, deux camarades de la CGT Éduc’action du lycée Utrillo de Stains sont à leur tour menacées de mutation forcée par le rectorat.
Ce qui leur est reproché ? Avoir pris position et lancé l’alerte face à des faits graves de violences sexistes et sexuelles et de discriminations racistes à l’encontre d’élèves. Alors que les témoignages sont nombreux et que le personnel mis en cause est toujours en poste, ce sont aujourd’hui les lanceuses d’alerte, après plus de vingt ans d’exercice au lycée Utrillo, qui sont menacées. L’intersyndicale Plan d’urgence 93 appelle à se rassembler devant le rectorat de Créteil à 14 h le mercredi 23 septembre. Nous ne laisserons pas le rectorat réprimer celles et ceux qui exercent leur droit d’alerte et leur mandat syndical. Après le succès des deux derniers rassemblements en soutien des collègues et un rectorat qui semble peu serein, il faut enfoncer le clou pour gagner.

Collège

La publication des résultats des évaluations PISA a permis au gouvernement de remettre une pièce dans la machine du collège « homme malade du système », expression popularisée par Pap Ndiaye, éphémère locataire de la rue de Grenelle.
Le SNES-FSU doit en premier lieu mener un travail de fond sur la pertinence de ces évaluations internationales : conditions de passation différentes d’un pays à l’autre, choix des échantillonnages plus ou moins représentatif, entraînement des élèves à des exercices standardisés, importance diverse accordée à ces évaluations dans les établissements et même les pays. Il s’agit de faire la lumière sur la réalité de ces évaluations dans un supposé classement des systèmes éducatifs qui reste malgré tout assez opaque.
La Macronie agonisante, responsable des résultats alarmants révélés lors de la publication de cette étude, s’est fendue de réactions absolument invraisemblables. Il faudrait aller encore plus vite et plus fort dans le sens de réformes qui ont démontré leurs inefficacités et rejetées par l’immense majorité de la profession : les vieilles rengaines libérales sur le temps de travail des personnels et l’autonomie des établissement, les relents réactionnaires sur les groupes de niveaux et l’autorité faisant la courte échelle à l’extrême droite.
Bien entendu, rien sur les moyens à accorder au service public d’éducation.
A l’heure où l’éducation est un sujet central dans cette période pré-électorale, le SNES-FSU doit mettre à profit cette fenêtre médiatique pour populariser ses mandats sur le collège unique et émancipateur pour toutes et tous. Il doit poursuivre et marteler surtout ses mandats de lutte et de transformation sociale.
La dernière rentrée de la décennie macroniste ressemble sans étonnement aux précédentes : il manque des personnels quasiment partout, les effectifs explosent avec des ajustements de rentrée qui perturbent les équipe pédagogiques, le bâti poursuit sa dégradation et les questions sur l’amiante semblent être devenues (enfin) centrales. Enfin, les personnels de direction toxiques de l’académie, bien connues défavorablement de nos services, démarrent l’année en fanfare dans les établissements où iels sont restées ou dans ceux où iels ont été exfiltrées.

Non-titulaires
La rentrée 2026/2027 a mis à l’épreuve la solidité du rectorat.
Face à l’arrivée massive dans l’académie de nouveaux personnels, notamment stagiaires, du fait de la nouvelle formule du CAPES, les services ont flanché. Comme si cette arrivée n’était pas prévisible. Comme si affecter les agentes était une tâche inédite. Comme si les règles du jeu avaient changé.
Mais cette rentrée n’a malheureusement rien d’inédit : après avoir licencié plus de 300 agentes non-titulaires, au prétexte qu’il n’y a plus de besoin et que les postes, à la rentrée, sont pratiquement tous pourvus, le rectorat a affecté les agentes qui lui restaient sous le coude avec un lance-pierre.
Ah non, pardon : avec un algorithme !
Tiens, le voilà notre inédit : un algorithme configuré d’après les règles suivantes : respect de la distance acceptable entre le domicile et le travail, avis des cheffes d’établissement, et ancienneté - mais pas selon la distinction CDI/ CDD. Seulement, un algorithme mal configuré peut ne pas faire son travail correctement. Et si personne derrière ne vérifie, cela donne des agentes envoyées à quatre heures de transports de chez eux, des agentes réparties sur trois établissements situés à plus d’une heure de distance les uns des autres, voire, des agentes éconduites à près de six ans de bons et loyaux services, au bout desquels la promesse du CDI part en poussière.
Or, pour un certain nombre de ces CDD, qui ne remplissent pas les conditions administratives pour passer les concours, ce CDI était une chance de stabiliser une situation professionnelle précaire. Si, selon le rectorat, les statistiques d’affectation se sont améliorées par rapport aux années précédentes, ce n’est qu’au prix de la multiplication des situations aberrantes. Est-ce acceptable ? Non. Un algorithme qui améliore dans un sens pour détériorer dans l’autre, n’est pas efficace.
Et d’autres problèmes paraissent toujours insurmontables : comment peut-on encore cumuler des retards de paiement, envoyer des attestations France Travail en retard, et en même temps, utiliser un algorithme pour affecter les agentes ? Deux époques se côtoient encore sous les voûtes en bois de cet édifice si neuf et toujours avachi d’archaïsme, au détriment des droits des collègues.
Pour toutes ses raisons, il nous faut réclamer une audience et un GT au cours desquels nous devons arracher aux services du recteur des garanties pérennes concernant les conditions de travail de nos collègues : la garantie du CDI quand il est dû dans l’année scolaire qui commence ; des temps de transport supportables ; des affectations le plus conformes possibles aux vœux que les agentes se donnent la peine de formuler. Au-delà, les conditions de cette rentrée soulignent la nécessité de revendiquer la titularisation de toutes les collègues, et pour le SNES-FSU, de faire campagne en ce sens lors des élections professionnelles et dans le débat budgétaire à venir.

Psy-EN, orientation
Le début d’année est marqué par des pics de fréquentations importants dans les CIO. Élèves sans solution, non affectés (post 3e et 2de, emménageants…), ayant échoué à l’examen, ayant obtenu le baccalauréat mais sans proposition post bac, jeunes allophones, etc... consultent le CIO pour une demande de scolarité. C’est bien une des missions des CIO. Or, les solutions informatiques, sur lesquelles l’administration s’est appuyée pour libérer du temps et recruter moins d’agentes, ne fonctionnent absolument pas ! Les situations sont donc en attente dans les7 établissements comme dans les CIO, sans parfois beaucoup d’espoir de solution.
Une autre inquiétude concerne la gestion des personnels et en particulier celle des PsyEN non-titulaires (nouvellement recrutées ou pas) qui, à ce jour, sont encore en attente de contrat alors que la rentrée des élèves est faite depuis 2 semaines.
Concernant le matériel informatique professionnel, il faut que la hiérarchie et certains personnels de la DSI cessent d’affirmer que la prime informatique versée aux PsyEN doit servir à s’équiper. Au CIO et en EPLE, iels doivent être dotées en matériel informatique professionnel, nécessaire à l’accomplissement de leurs différentes missions. Ce n’est pas au personnel d’acheter le matériel qui lui permettra d’accomplir son travail.
Enfin, le SNES-FSU reste vigilant au sujet des locaux des CIO : certains sont vétustes ou en fin de bail. L’absence constante de réponse du rectorat sur les projets de relogement nous laisse craindre des fusions ou fermetures.

Entrée dans le métier

L’activité du secteur Entrée dans le métier a encore une fois été particulièrement intense cet été, concentrée dans les réponses aux nombreux mails et appels. Des erreurs ont été commises par l’administration dès les résultats des affectations nationales, les camarades du S4 sont heureusement parvenues à débloquer certaines situations. Les informations communiquées par le Rectorat début juillet étaient particulièrement sommaires et ont généré un stress chez les lauréates des concours Bac+3 qui ne savaient pas s’ils et elles devaient formuler des vœux pour leur affectation en stage. Nous regrettons que les sites Internet du Rectorat et de l’Inspé ne contiennent pas plus d’informations à destination des lauréates pour les aider à appréhender plus sereinement l’année scolaire à venir. Le manque de communication et de moyens mis dans cet accueil s’apparente à de la maltraitance institutionnelle.

La réforme des concours, mais surtout les soucis informatiques liés au hacking des sites de l’Éducation Nationale, ont servi d’alibi aux dysfonctionnements du Rectorat. Les résultats des affectations au sein de l’académie ont été très tardifs et ont eu lieu en même temps que le chaos technique subi par tous les outils numériques. Dans un acte de désespoir, le chef de la DPE a envoyé fin juillet un mail à toutes les stagiaires de l’académie avec trois fichiers en pièces jointes (un fichier par département) contenant les affectations de l’ensemble des stagiaires, des TZR et des non-titulaires de Créteil. Pour le respect du RGPD, on repassera. Les demandes de révisions d’affectation ont été étudiées assez tard, ce qui a mis certaines collègues dans un embarras sans nom. Nous constatons des sollicitations de plus en plus importantes autour des questions de logement. Quelques stagiaires ont dû louer des appartements sur Airbnb ou des chambres d’hôtel pour pouvoir être sur place à partir du 24 août, faute de mieux.
Nous étions une quinzaine de militantes et avons été très bien accueillies par les collègues stagiaires lors des journées de pré-rentrée, où nous avons obtenu un nombre conséquent de contacts. Plusieurs difficultés nous ont été signalées en cette rentrée, par exemple le nombre de niveaux attribués aux stagiaires, les heures supplémentaires que les cheffes tentent d’imposer, les réticences de certaines directions à accorder les jours de formation aux temps plein en l’absence de convocation en bonne et due forme, l’EAFC partant du principe qu’elle ne doit pas en éditer puisqu’il y a un calendrier, mis toutefois en ligne tardivement. La vague des questions sur les dossiers de reclassements est désormais passée et nous nous concentrons sur la suite : les élections au conseil de l’Inspé et le stage annuel à destination des stagiaires, adhérentes ou non. Celui-ci aura lieu le jeudi 19 novembre. Il contiendra les habituels éléments sur l’année de formation, sur l’évaluation mais aussi sur le mouvement inter-académique. Nous espérons, en cette année d’élections professionnelles, qu’il fera le plein.

Retraitées
Depuis des années et notamment à cette rentrée dans le cadre du débat budgétaire 2027, les retraitées et la retraite sont devenus la cible privilégiée pour résoudre la question de la dette et du déficit budgétaire. Elles et ils ne sont hélas pas les seules concernées aussi les malades, les jeunes et les familles !
Le 1er ministre envisage de bloquer le montant des pensions (on parle des retraité.es les plus riches... à partir de 2000 euros bruts !) ou/et de supprimer l’abattement fiscal des 10 % . Les retraitées ne se laisseront pas faire et d’ores et déjà ont prévu deux actions le 14 Octobre avec un rassemblement alors que le CA Argic Arcco veut décider du blocage des pensions complémentaires, et une manifestation nationale le 19 novembre pour revendiquer le droit à la retraite. Cette bataille est aussi celle des actifves car ce qui est dans le viseur, c’est l’existence même du système solidaire que représente la Sécurité Sociale. Les retraitées seront avec les fonctionnaires le 29 septembre pour défendre leur pouvoir d’achat, leurs conditions de travail et la reconstruction de services publics qui ont été mis à mal depuis des décennies.

Protection sociale complémentaire
Fermement attachées à la défense du 100 % Sécu (mandat du SNES et de la FSU) seul dispositif vraiment protecteur et solidaire, correspondant à l’esprit de la création de la Sécurité sociale, nous dénonçons toute forme de marchandisation de la santé et d’inégalités générées par la place grandissante des PSC. Le SNES-FSU profite de la période de mise en place de la PSC pour diffuser massivement ses mandats du 100% Sécu en démontrant en quoi la multiplication des protections sociales complémentaires est une attaque contre la Sécurité sociale. La priorité de l’organisation syndicale doit être de défendre ses mandats : financement de la Sécurité sociale par la cotisation, niveau de la cotisation selon ses moyens (comme c’est le cas pour la Sécurité sociale et comme cela l’était à la MGEN) et refus d’un niveau de cotisation en fonction du risque que représenterait l’assuré ou de son âge, prise en charge à 100% des soins, défense du principe de répartition des cotisations, solidarité intergénérationnelle. Le SNES-FSU revendique le recouplage des volets santé et prévoyance eu un seul contrat pour toutes.
La rumeur, diffusée par la MGEN, qui annoncerait l’entrée de notre centre de Sécurité sociale dans la CPAM et la fin de la gestion des centres de Sécurité sociale des fonctionnaires par les mutuelles pourrait être l’aboutissement de tout le processus engagé par les gouvernements macronistes de privatisation des complémentaires. A la fin de la convention entre la MGEN et l’État sur la gestion de la PSC, plus rien n’empêchera la prise en main de la PSC par un autre opérateur. Cela aboutira à la privatisation de la complémentaire et à la liquidation de la MGEN. Le SNES-FSU informe la profession de ce projet de réforme et il couple cela avec une promotion large du mandat du 100% Sécu qu’il défend.

La rentrée a révélé les grandes difficultés des précaires pour rester dans la PSC. Dès la fin des contrats, la MGEN désaffilie les personnels qui vont pourtant être recrutés de nouveau quelques semaines plus tard pour nombre d’entre elleux. La FSU dénonce cette gestion de la pénurie et exige la continuité de la protection complémentaire pour les non-titulaires mis au chômage. Cette campagne prend pleinement place dans la revendication d’un grand plan de titularisation des non-titulaires.

Élections professionnelles

La FSU prépare la campagne des élections professionnelles 2026. Notre fédération doit mettre en valeur ses mandats concernant notre métier, le système éducatif et ce qu’elle revendique pour les personnels, en insistant particulièrement sur la lutte contre la précarité en s’adressant aux personnels non-titulaires durant la campagne. Cependant, elle doit aller au-delà en affirmant ce qui fait d’elle un syndicat de transformation sociale : mandats féministes, lutte contre toutes les discriminations et écologistes pour proposer d’autres issues et d’autres alternatives au néolibéralisme, analyses prenant en compte les enjeux économiques et sociaux. Par ailleurs, nos campagnes doivent aussi valoriser les succès que nous avons obtenus. La FSU a été au cœur des luttes contre la réforme des retraites de 2023, qui ont mis en difficulté le pouvoir en place et l’ont forcé au passage en force. Elle a fait le choix d’appeler les personnels à s’engager contre l’extrême-droite et pour le programme du Nouveau Front Populaire en 2024 et a permis d’éviter l’arrivée au pouvoir du RN. Le SNES a mené, par des campagnes percutantes, une lutte efficace contre le choc des savoirs qui a mis en échec les groupes de niveaux. Nos campagnes doivent montrer que le SNES et la FSU sont des outils pertinents pour organiser les luttes et les mener, et pour gagner !

Règlement intérieur du SNES-FSU

Le congrès de La Rochelle a décidé de la création d’un GT pour traiter la question des VSS au sein du SNES-FSU. Cela étant nous avons pris connaissance des différentes options formulées par le GT et, en l’état, nous privilégions l’option 2, ce qui exclut que nous nous positionnions sur les modifications du RI. Nous exigeons un bilan et une présentation des travaux de ce GT ainsi qu’une discussion large sur les modalités de traitement des VSS au SNES, seul moyen que la cellule de veille soit reconnue comme légitime. En outre, nous réclamons une vigilance accrue portée sur la constitution de cette cellule. Elle doit être composée de personnes formées, sans autre responsabilité au sein du S4, qui soient en mesure de respecter le devoir de confidentialité. Une échelle de sanction doit être constituée. Seul un groupe de camarades formées (membres de la cellule de veille, du secteur égalité,...) peut instruire les signalements et faire un rapport circonstancié anonymisé avec des préconisation pour que d’éventuelles sanctions soient décidées par le SG ou le BN, sans remise en question possible du travail effectué.
Jusqu’au prochain Congrès, nous sommes favorables à ce que la cellule de veille de la FSU poursuive le travail qu’elle a entamé pour notre syndicat, ce qui permet une indépendance importante. Pour finir, nous rappelons qu’une VSS n’est pas un conflit, elle doit donc bénéficier d’un traitement particulier.

Action
Le SNES-FSU développe son travail de lutte contre l’extrême-droite. Il propose des stages syndicaux aux militantes et aux collègues. Il médiatise ses analyses sur le programme des extrêmes-droites de manière large, en direction des collègues comme de l’ensemble de la population. Il est urgent de nous organiser parce que les actions de l’extrême droite se multiplient dans l’ensemble du pays. L’entrée au gouvernement de ministres issus de partis d’extrême-droite constituerait le franchissement d’une ligne rouge et le SNES- FSU appellerait alors les collègues à se mobiliser immédiatement sous toutes les formes qui se présenteraient.

Le SNES-FSU soutient et appelle à participer aux rassemblements et mobilisations, pour l’arrêt du génocide perpétré par Israël à Gaza, la fin des massacres et un cessez-le-feu immédiat, l’accès à l’aide humanitaire et sanitaire, la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et de tous les otages israéliens détenus par les groupes armés palestiniens, la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël, une paix juste et durable entre Palestiniennes et Israéliennes, par le respect du droit international. Il participe, dans le cadre intersyndical le plus large possible, aux actions de solidarité avec les peuples en guerre ou opprimés organisées actuellement, dans le respect de ses mandats, comme sur l’Ukraine, le Soudan, la RDC ou l’Iran.

Le SNES-FSU organise une campagne auprès de la profession pour sensibiliser les collègues à l’adhésion à une prévoyance, en présentant le contrat collectif.

Dans sa communication pour mobiliser la profession le 29 septembre, le SNES-FSU mettra au centre de ses revendications la revalorisation des métiers féminisés, la résorption des inégalités salariales et de carrière entre les femmes et les hommes, mais aussi l’adaptation des postes de travail en fonction du genre des salariées pour de meilleures conditions de travail pour toutes et tous.

Le SNES-FSU constate que la journée de grève du 29 septembre ne pourra être suffisante pour faire plier la minorité macroniste et obtenir un meilleur budget en 2027. L’approche des élections professionnelles ne justifie pas non plus que l’action syndicale cesse et que le SNES-FSU ne cherche pas à mobiliser la profession. Dans un contexte inflationniste et après l’augmentation du SMIC qui a pour conséquence de faire commencer certains stagiaires en dessous du SMIC, le SNES-FSU prépare un plan d’action qui fera suite au 29 septembre et qui sera annoncé très rapidement. Ce plan se centre sur la revalorisation de tous les métiers du second degré avec une attention particulière à celles et ceux qui sont les plus précarisés (non-titulaires, AED et AESH). Cette revalorisation doit passer par une augmentation significative du point d’indice ainsi qu’une importante revalorisation indiciaire uniforme. Pour mobiliser la profession et construire une mobilisation forte et dans la durée, le SNES-FSU décide :

  • de continuer à porter ses revendications pour un autre budget auprès de la population, de l’intersyndicale et des forces politiques : un déblocage des salaires et des pensions et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat depuis 2011, l’abandon des jours de carence et du 10% sur les indemnités de congé-maladie, le rétablissement de la GIPA, la suppression des franchises médicales ;
  • d’étudier les conditions d’une revalorisation et d’une extension en Île-de-France des zones bénéficiant de l’indemnité de résidence ;
  • de faire le lien avec les organisations de jeunesse, les autres organisations syndicales et les parents d’élèves ;
  • d’appeler les S1 à organiser dès maintenant des HIS/assemblées générales pour discuter de l’organisation de l’action sous toutes ses formes, y compris la grève, pour installer la mobilisation dans la durée ;
  • de mettre en débat dès maintenant une période de grève plus longue, annoncée à l’avance et préparée, visant à exiger une véritable revalorisation, dans le cadre intersyndical le plus large possible. Cette semaine de grève peut se positionner au mois d’octobre 2026 ;
  • de préparer la grève pour peser sur les débats budgétaires 2027.

Le SNES-FSU participe et appelle à participer aux rassemblements organisés les lundis soirs pour une loi intégrale contre les violences faites aux enfants et les VSS. Le SNES et la FSU doivent continuer à appeler et à construire des mobilisations massives pour obtenir une loi intégrale contre les VSS à la hauteur des enjeux, mais aussi un budget dédié de 3 milliards d’euros pour la mettre en œuvre.

Le SNES-FSU appelle à participer aux marches climat du 26 septembre et en fait une large publicité auprès de la profession. Il organise des stages syndicaux sur la question climatique. Il met en ligne des outils permettant aux collègues d’organiser des luttes dans les établissements sur la question du bâti.

Avec le collectif « avortement en Europe, les femmes décident », le SNES et la FSU appelleront à se mobiliser le 28 septembre pour que l’IVG soit un droit effectif pour toutes en France, mais aussi partout dans le monde.

Le SNES diffuse largement auprès de la profession l’appel de la FSU à participer à la marche des fiertés du 3 octobre 2026.

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