Nous, personnels du lycée Moissan de Meaux, réuni.e.s en assemblée générale, apportons tout notre soutien à la mobilisation lycéenne en cours.
Elle s’inscrit pleinement dans le cadre de la contestation de la destruction du service publique contre laquelle nous étions déjà en grève le mardi 29 septembre.
Localement, les conditions dans lesquelles étudient nos élèves sont déplorables : fenêtres non-fonctionnelles, absence de rideaux, moisissures dans les salles, toilettes surchargées, temps de repas trop courts, les absences liées aux retards de transports, le prix excessif du matériel scolaire. La région avait promis des travaux, ils tardent à venir.
Nous déplorons que l’attention se soit polarisée sur le spectacle de poubelles brûlées et la dégradation de vitres par quelques-uns et condamnons toute forme de violence d’où qu’elle vienne.
Elle ne doit toutefois pas nous faire oublier les mots d’ordre lycéens légitimes de ces dernières semaines pour comprendre qu’il s’agit là, plus largement, d’une crise de l’organisation de la scolarité : emplois du temps surchargés, mise en compétition des élèves lors de procédures de recrutement opaques sur Parcoursup, non-remplacement des professeurs (il manque toujours un professeur d’histoire à Moissan).
C’est pourquoi nous soutenons absolument leur mobilisation et ses revendications. Elle n’est pas le sursaut aveugle d’une jeunesse désespérée mais s’inscrit consciemment dans le prolongement de la contestation de la réforme du bac et de la mise en place de Parcoursup sous le dictat de M. Blanquer.
Les seules réponses que le pouvoir apporte après deux semaines de contestation sont ou bien l’inscription de celle-ci dans le cadre institutionnel précisément contesté (« circulez y’a rien à voir »), ou bien l’envoi de la force publique pour intimider, réprimer et blesser
