L’assemblée générale du lycée Jean-Jaurès de Montreuil réunie avec ses sections syndicales SNES-FSU, SN-FO-LC et CGT Educ’action exprime sa solidarité avec les revendications du mouvement lycéen.
Lycéennes et lycéens de Jean-Jaurès dénoncent depuis le 29 septembre des conditions d’études
indignes et inégalitaires. Ces revendications rejoignent souvent celles exprimées par les
personnels de l’Éducation nationale, qui exigent depuis 2024 un plan d’urgence pour le 93 : plus
de moyens, plus de personnels, la rénovation des locaux.
Nous vivons quotidiennement ces dégradations au lycée Jean-Jaurès. En cette rentrée, des
premières générale à 35, des spécialités de terminale à 32, des salles de classes souvent trop petites
pour accueillir en toute sécurité les élèves... En STMG, malgré la décision d’ouvrir sur les moyens
propres du lycée des divisions supplémentaires, les effectifs sont lourds parce que le rectorat y affecte
des élèves au-delà des effectifs prévus sans moyens supplémentaires.
Ce ne sont que des exemples de dysfonctionnements... Que dire du bâtiment ? Le lycée est vétuste et
en travaux depuis quatre ans alors que ce n’est même pas une rénovation lourde, pourtant rendue
indispensable pour lutter contre le changement climatique et s’adapter aux vagues de chaleur intense.
Nous continuons à faire cours dans des préfabriqués qui ne répondent pas aux attentes des
enseignements, alors qu’une partie du bâtiment est condamnée. Malgré nos sollicitations répétées,
aucun engagement ni réponse claire ne nous est donnée par la Région.
Plus globalement la réforme du lycée, l’abandon d’un baccalauréat national avec des épreuves
terminales, Parcoursup, toutes ces politiques dont le pouvoir actuel porte l’entière
responsabilité, sont autant d’écueils qui fragilisent le parcours des élèves.
Nous appelons les personnels à rejoindre dans l’action les lycéennes et des lycéens, en se mettant
en grève mardi 6 octobre. Nous ne pouvons que comprendre et soutenir leurs revendications : elles
sont légitimes, doivent être entendues et déboucher rapidement sur des mesures concrètes.
Face à cette mobilisation, la réponse ne peut être l’usage de la force ! Nous dénonçons toute violence,
toute répression et atteinte à la sécurité des élèves et des personnels.
Le gouvernement ne peut se contenter de continuer à mépriser sa jeunesse par des propos
stigmatisants et des mesures dilatoires. Il est responsable du pourrissement de la situation en ne
répondant pas aux revendications et en annonçant 54 milliards d’euros de coupes supplémentaires
dans les budgets des services publics et de la sécurité sociale. Il doit d’urgence répondre aux
revendications !
Montreuil, le 2 octobre 2026


