29 janvier 2024

actu des établissements

Motion contre la réforme du collège à présenter au CA

Les DHG collège ont été présentées aux chef-fe-s d’établissement courant janvier. Il est important d’informer l’ensemble de la communauté éducative (parents d’élèves, personnels de direction etc...) des dangers de la future réforme, dont les textes ne sont pas encore sortis...
Vous trouverez ci-dessous un texte de motion rédigé par le SNES-FSU pour dénoncer le « Choc des savoirs », ainsi qu’une lettre à lire lors du conseil d’administration.

Madame la Ministre,

Nous ne ferons pas ce que vous nous demandez pour diverses raisons :
  La réforme que vous imposez par les groupes de niveau est, selon notre expérience du travail en collège, contre productive pour le bien être et donc la qualité des apprentissages des élèves.
  La réforme que vous imposez sur le collège est sensée remédier à des difficultés scolaires qui se créent dans les premier apprentissages de la lecture, de l’écriture et de la numération, dans l’enseignement du premier degré.
  La réforme que vous imposez propose de remédier aux conséquences scolaires des inégalités sociales et à une ségrégation de plus en plus importante, en augmentant cette ségrégation par des groupes différenciés.
  La réforme que vous imposez détruit le travail élaboré sur 6 ans pour trouver une organisation efficace dans l’accompagnement des élèves qui rencontrent des difficultés scolaires. Organisation qui nous semble enfin efficace.
  La réforme que vous imposez rend nos services encore plus inconfortables, or, notre métier, et notre responsabilité lourde, pour encadrer correctement des classes d’adolescents à 25, 26, 27 ou 28 élèves, 18 à 20 heures durant la semaine, impose un minimum de récupération et de temps de préparation dans des conditions correctes.
  La réforme que vous imposez diminue les possibilités d’offrir aux élèves du collège public les mêmes options que dans les collèges privés, ou plus favorisés par leur recrutement social (diminuant le nombre d’élèves en difficulté : cela s’appelle la reproduction sociale, contre laquelle nous luttons).
  La réforme que vous imposez ne nous plaît pas, et après avoir accepté : des diminutions de moyens horaires, des diminutions du taux d’encadrement, des diminutions du nombre d’options possibles, des augmentations de temps de travail, des multiplications de nos tâches, nous décidons que nous ne voulons plus accepter des réformes, dans le désintérêt des élèves et des personnels du collège public.
Notre refus nous paraît d’autant plus justifié que nos propositions, pour diminuer les inégalités, favoriser la réussite des élèves et leur bien-être, sont systématiquement rejetées, notamment lorsqu’il s’agit de la plus pertinente de toutes : Limiter le nombre d’élèves par groupes classes.
Si vous nous rétorquez que nous ne pouvons refuser, que dire ?
Licenciez-nous ? Nous espérons que votre mépris du collège public et de ses agents ne va pas jusque là.
Imposez par la rétorsion ? En détériorant nos conditions de travail ? Comment pourriez vous les rendre plus détériorées encore ?
Donnez un peu de souplesse à l’application dans notre établissement ? Cela voudrait dire que nos arguments vous semblent creux, et ne concerneraient pas la plupart des collèges de notre pays.
Retirez votre réforme, ouvrez des discussions dans tous les établissements pour remédier aux difficultés que rencontrent les élèves au COLLEGE et non avant, vous montrerez un esprit démocratique. Est-ce votre rôle ? Nous en doutons pour le moment.

MOTION ->

TRACTS Choc des savoirs