26 mars 2026

actu des établissements

CSA poste : 1 365 suppressions d’emplois, dans les collèges et les lycées, cela se voit !

Ce CSA poste a donné lieu à un vote contre des différentes OS. Un CSA de repli aura lieu lundi prochain.

Voici notre déclaration :

1 365 suppressions d’emplois, dans les collèges et les lycées, cela se voit !

En janvier, le SNES et la FSU faisaient la lumière sur la réalité des suppressions de postes : face aux réactions publiques, le ministre était obligé d’en revenir à la suppression de 1 365 emplois et non 1 803. Mais c’est déjà trop ! Non seulement des postes d’enseignants disparaissent, mais nous ne constatons aucune création d’emploi de CPE, alors que les besoins sont là. Face au discours lénifiant du ministre invoquant la baisse démographique pour légitimer les suppressions d’emplois, le SNES-FSU rappelle que derrière cet argument de la baisse démographique se cache une orientation politique évidente, faire des économies sur le dos de l’Ecole publique. De 2018 à 2024, le second degré public a accueilli près de 8 000 élèves supplémentaires, mais dans le même temps, plus de 8 000 emplois ont tout de même été supprimés. Le rectorat, par un tour de passe passe, a modifié le classement des établissements, ce qui lui a permis de faire glisser des collèges dans la catégorie F1 et d’augmenter leurs effectifs. On constate une légère inflexion démographique depuis deux ans, loin du crash annoncé, et pourtant, le Ministre, au lieu d’en profiter pour faire baisser le nombre d’élèves dans les classes, supprime encore et toujours des emplois. En résumé, que les effectifs augmentent ou diminuent, le choix reste le même : les ministres suppriment des emplois et poursuivent la casse des services publics. Le SNES FSU demande à ce que toutes les classes ne dépassent pas un effectif de 25 élèves. Cela est d’autant plus nécessaire pour pallier la baisse de niveau que nous constatons depuis plusieurs années, et le manque d’attractivité du métier.

Actuellement dans le 77, presque la moitié des établissements (53,33%) ont des classes à plus de 26 élèves et 17,8 % des classes qui dépassent les 27 élèves.

Nous avons entendu l’argument que l’Académie de Créteil fait partie des 5 Académies qui connaissent des créations d’emplois. Et pourtant, il faut se rendre à l’évidence, dans notre département, cela ne se voit pas, puisqu’on a un équivalent temps plein en moins au total, sans parler de la création de 3 postes ULIS, ce qui nous fait donc 4 ETP en moins. De plus, ce chiffre cache des réalités par discipline bien différentes. Les langues vivantes sont les grandes sacrifiées de cette future rentrée 2026, notamment l’Allemand. Il est annoncé 5 suppressions de postes contre une seule création. Ces suppressions font suite notamment à la disparition de 4 classes bilangues allemand pour la rentrée 2026, tout cela dans le sud Seine-Marne. Comment expliquer cette perte, si ce n’est par l’absence de politique volontaire de préservation et de mise en avant de cette langue jusqu’à présent ? Sera-t-il même possible de revenir en arrière ? La disparition de disciplines, comme les lettres classiques, prive les élèves de choix dans l’enrichissement de leur culture. Pendant ce temps-là, l’enseignement privé ouvre ces disciplines lorsqu’elles disparaissent dans le Public, captant un peu plus nos élèves grâce à une offre diversifiée financée par nos impôts.

Nous constatons aussi que, parmi les postes supprimés, 17 sont vacants. Nous voudrions savoir pourquoi ils le sont. Est-ce parce qu’ils n’ont pas été mis au mouvement les années précédentes ? Dans ce cas, cela signifie que le rectorat bloque ces postes pour pouvoir ensuite les supprimer en invoquant le fait qu’ils sont vacants. Nous ne sommes pas dupes. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons avoir la liste de ces postes bloqués (comme cela se pratique au niveau académique, et comme nous l’avons demandé l’an dernier déjà). Le SNES-FSU s’oppose à cette politique de postes bloqués, d’autant plus dans les zones de la Seine-et-Marne où on constate une pénurie d’enseignants (Grand Nord, Sud et Est). Il faut au contraire mettre en œuvre une politique volontariste de conservation des postes fixes dans ces zones reculées.

Le SNES-FSU rappelle également la nécessité d’organiser des CA DHG, desquels découle le TRMD et donc les suppressions et créations de poste. Il y a encore trop d’établissements qui n’ont pas organisé ces CA, ne permettant pas d’installer une discussion collective sur la préparation de rentrée. De plus, les suppressions et créations de postes doivent obligatoirement être présentées en CA, ce qui n’est pas fait systématiquement. Nous alertons la DSDEN sur la situation du collège F. Villon de St-fargeau, où aucun CA ne s’est réuni depuis janvier pour présenter la DHG et les projets de suppressions de postes. Cette situation est d’autant plus inquiétante que, du fait de l’ouverture prochaine d’un nouveau collège dans la même ville, 7 suppressions de postes sont annoncées ! Et cela sans présentation ni vote en CA ! Elles sont donc illégales.

Pour finir, le ministère poursuit son offensive contre la liberté pédagogique : à peine les groupes de niveau rendus facultatifs, on assiste à la mise en place du plan dit « collèges en progrès » qui se fera sans moyens supplémentaires.
Ce plan, présenté comme une réponse aux difficultés scolaires, amorce en réalité une réforme de fond remettant en cause les pratiques professionnelles, faisant peser des contraintes fortes sur les équipes des collèges sélectionnés et pointant les professeur.es comme responsables des résultats de leurs élèves.
Nous vous remercions.

Vœux FSU, CGT educ’action, UNSA, FO

Vœu N°2 :
Nos organisations syndicales ont une nouvelle fois constaté que dans de trop nombreux établissements du département, la ventilation de la DHG et la répartition des moyens par discipline qui en découle n’avaient pas été soumise au vote lors des C.A de fin janvier début février. Comme les services du Rectorat l’ont eux mêmes rappelé lors du CSA A début février, de la ventilation de la DHG allouée (prérogative du conseil d’administration) découle le TRMD puis les créations et suppressions de postes. Les OS formulent le vœu qu’instruction soit donnée aux chefs d’établissement par vos services de faire passer au vote la ventilation de la DHG et le TRMD qui en est la conséquence dès le C.A de janvier/février quand bien même cette dernière devait être modifiée et donc à nouveau votée lors des C.A de juin comme c’est le cas d’un budget voté en
décembre et des DBM votées ensuite.

Voeu N°3
Lors du dernier CSA D sur les moyens pour la rentrée scolaire 2026 dans les collèges de Seine-et-Marne, vos services Madame la DASEN nous ont informé que sur les 95 709 h allouées pour la prochaine rentrée pour les collèges du département, 1735h n’avaient pas encore été ventilées par vos services dont 478h pour les structures ( ajustements de juin, 3 ULIS, 0,5 UPE2A ) et 1257h pour le hors structures.

Les OS considèrent que la baisse des effectifs par classe doit être la priorité ainsi nous formulons le vœu que
les 1735h restantes ( et non seulement 478h) permettent prioritairement de répondre favorablement aux demandes légitimes des collègues d’abondement de leur DHG afin notamment d’améliorer leurs conditions
de travail et celles de leurs élèves.

VOEU N°4
La mise en place dans le département du plan dit “collège en progrès” suscite dans plusieurs établissements de notre département une opposition résolue de la part des collègues qui voient dans ce plan une nouvelle attaque contre notre profession avec une remise en cause de leur travail encore plus culpabilisante que les précédentes du fait du critère de sélection (résultats bruts des élèves au DNB : pourcentage du nombre d’élèves en 3e ayant eu moins de 8/20 en français et mathématiques, pourcentage qui sur des effectifs voisins de 100 n’ont que peu de sens qui plus est sans prise en compte des contextes locaux ) et des modalités d’application préconisées (le plan appelant d’ici la fin de l’année scolaire les collègues à se réunir deux journées pour identifier leurs besoins en formation, établir une feuille de route sur trois ans avec objectifs jalons pour les atteindre, et indicateurs permettant d’en suivre l’avancement le tout avec l’accompagnement d’un IA-IPR référent) . La mise en place des groupes de niveau a montré que toute réforme ou dispositif dont les constats et les modalités d’application n’étaient pas partagés par les collègues était vouée à l’échec, il en sera de même pour ce plan dit “collège en progrès”. C’est pourquoi les OS formulent le vœu que les collèges demandant à être retiré de ce dispositif le soient.