COMMUNIQUE DE PRESSE, Collège Anatole France, Drancy, 30 mai 2018

Depuis maintenant trois jours, l’équipe enseignante et des personnels du collège Anatole France de Drancy sont massivement en grève, rejoints dans leur mobilisation par la FCPE ainsi que la communauté des parents hier, mardi 29 mai.

En effet, dès le 30 novembre 2017, nous avons engagé une médiation afin de régler un conflit nous opposant à notre chef d’établissement, en raison de conditions de travail inacceptables, de personnels en souffrance, d’une mauvaise gestion des incidents et des cas de harcèlement dans l’établissement (intrusion d’un coup de poing américain sans saisie par la police ni tenue d’un conseil de discipline, mise en place tardive et laborieuse du dispositif « devoirs faits », mise en danger de la pérennité de l’option latin, nombreux problèmes de communication, insultes et menaces envers des personnels non ou mal gérées, ...). A ce jour, la médiation a échoué et nous demandons un déplacement de notre chef d’établissement afin de garantir de bonnes conditions de travail et d’accueil pour tous nos élèves et les personnels.

Le collège Anatole France est un établissement qui affiche de très bons résultats au DNB et dont l’équipe enseignante est stable, engagée dans de nombreuses actions pédagogiques et éducatives et soucieuse de la réussite de ses élèves. En deux mots, c’est un collège attractif comme en témoignent les nombreuses dérogations obtenues chaque année par des familles résidant dans des quartiers et communes hors secteur.
Nous sommes indignés qu’un établissement réputé et attrayant se retrouve dans une telle situation.
Ainsi, nous nous retrouvons aujourd’hui acculés à la grève, néfaste pour nos élèves, pour obtenir des réponses de la part de l’institution à nos revendications. Nous éprouvons à ce jour un sentiment d’abandon de notre hiérarchie qui ne nous fournit que des réponses évasives alors même qu’elle reconnaît les fautes de notre chef et l’échec de la médiation. Après avoir été « reçus » dans le hall d’accueil de la DSDEN, nous apprenons qu’aucune décision n’a été prise. Nous invitons donc notre hiérarchie à prendre ses responsabilités.