16 avril 2020

actu des établissements

INFOS des établissements du 77 pendant le confinement

En Seine et Marne, les constats sont accablants pour l’Inspection d’académie et le Rectorat, incapables d’assurer la sécurité sanitaire dans les 6 collèges et dans la centaine d’écoles accueillant des enfants de soignants et de parents en obligation de travail. Qu’en sera-t-il lorsque toutes les écoles et tous les collèges du département auront repris ?
La santé des personnels et des élèves relève de la responsabilité de l’État, du recteur et de la directrice académique qui se réfugient systématiquement derrière l’ARS dès qu’un accident survient. Après un mois et demi de confinement aucun protocole n’est prévu lorsqu’un personnel est atteint par le COVID 19 comme à Serris. Les parents des élèves accueillis comme les personnels volontaires dans ce collège n’ont pas été avertis officiellement, aucun test de dépistage n’a été envisagé, seul.e.s quelques agent.e.s ont été placé.e.s en quarantaine sans que cette mesure ne soit généralisée aux élèves et personnels ayant fréquenté le collège. La réouverture des écoles et des établissements n’est pas prête pour le 11 mai ou pour une autre date, tant l’inertie de la gouvernance paralyse tout le système.
Nous devons exiger que l’État, le Recteur, les DASEN, les Chef.fes d’établissement assument toutes leurs responsabilités réglementaires pour garantir la sécurité sanitaire et la santé des élèves et des personnels. Dans notre République, c’est à l’État d’en assumer tout le coût (coûte que coûte...). C’est une question d’Égalité et de Fraternité sur tout le territoire Français.

par les militant-es du SNES-FSU 77 confiné-es.

1- Bilan de l’accueil des enfants de soignants en Seine-et-Marne

En Seine et Marne, 6 collèges sont ouverts pour accueillir les enfants des soignants : collège Parc Frot à Meaux (entre 10 et 20 enfants par jour), le collège Madeleine Renaud de Serris, le collège Elsa Triolet du Mée-Sur-Seine, le collège Marie Curie de Provins, le Collège Madame de La Fayette de Coulommiers et le collège International de Fontainebleau.

Avant les congés, 420 à 550 enfants étaient accueillis chaque jour avec en moyenne 180 à 220 professeurs engagé.e.s volontaires, surtout des professeur.e.s des écoles car 90% des enfants sont d’âge élémentaire.

Pendant les congés, 6 collèges et 68 centres communaux ont accueilli 190 à 210 enfants/jour. Il est même possible de rester dormir dans les collèges, où ont été aménagés des dortoirs, mais cette solution n’a été utilisée qu’une seule fois.

Lundi 20 avril, lors de la rentrée pour la Zone C, 512 élèves se sont présenté.e.s dans les 6 pôles et les 112 écoles réouvertes (sur 1086 écoles en Seine et Marne.)

Les personnels qui sont volontaires pour assurer cet accueil doivent exiger le matériel nécessaire à leur sécurité et à celle des élèves :
- SAVON et SANITAIRES : Le savon préconisé par l’inspectrice d’académie n’est pas suffisant. Le conseil départemental va-t-il installer des lavabos provisoires, quand ils sont en nombre insuffisants dans de nombreux établissements ?

- GEL HYDROALCOOLIQUE : La présence de gel hydroalcoolique doit accompagner les mesures barrières prises dans ces établissements. Ainsi, au collège Parc Frot de Meaux, L’établissement a été dépanné par le centre d’accueil pour myopathes voisin qui leur a fourni quelques masques, et par une pharmacie qui a fabriqué pour eux de la lotion hydro-alcoolique. Cet appel au système D n’est pas tolérable.

- MASQUES : les masques promis par le département et l’Education Nationale sont arrivés la 2e semaine des vacances après 3 semaines d’accueil. Au collège Madeleine Renaud de Serris, les collègues volontaires ont travaillé avec 1 seul masque pendant 8h/jour. Comment croire que tous les établissements seront dotés correctement pour la fameuse REPRISE ?

- L’accueil se fait par petits groupes d’élèves avec le respect des distances entre les personnes, ce qui est possible avec la vingtaine d’ élèves actuellement présents mais pas avec plusieurs centaines.

- Les personnes volontaires ont un ordre de mission indiquant le lieu et les horaires effectués.

En Seine et Marne les constats sont accablants pour l’inspection d’Académie et le rectorat, incapables d’assurer la sécurité sanitaire dans les 6 collèges et dans la centaine d’écoles accueillant des enfants de soignants et de parents en obligation de travail. Qu’en sera-t-il lorsque toutes les écoles et tous les collèges du département auront repris ?
La santé des personnels et des élèves relève de la responsabilité de l’État, du recteur et de la directrice académique qui se réfugient systématiquement derrière l’ARS dès qu’un accident survient. Après un mois et demi de confinement aucun protocole n’est prévu lorsqu’un personnel est atteint par le COVID 19 comme à Serris. Les parents des élèves accueillis comme les personnels volontaires dans ce collège n’ont pas été avertis officiellement, aucun test de dépistage n’a été envisagé, seul.e.s quelques agent.e.s ont été placé.e.s en quarantaine sans que cette mesure ne soit généralisée aux élèves et personnels ayant fréquenté le collège. La réouverture des écoles et des établissements n’est pas prête pour le 11 mai ou pour une autre date, tant l’inertie de la gouvernance paralyse tout le système.
Nous devons exiger que l’État, le Recteur, les DASEN, les Chef.fes d’établissement assument toutes leurs responsabilités réglementaires pour garantir la sécurité sanitaire et la santé des élèves et des personnels. Dans notre République, c’est à l’État d’en assumer tout le coût (coûte que coûte...). C’est une question d’Égalité et de Fraternité sur tout le territoire Français.

2- Que faire des stocks de denrées des cantines ?
Des chefs d’établissement et des cuisiniers ont donné les denrées à des associations. Ces dons seront présentés lors d’un futur conseil d’administration.
Exemple : au collège de Saint Thibault des Vignes

3- La situation des agents d’entretien et d’accueil des collèges
Suite à la demande de quelques agents pour venir entretenir les collèges, le conseil départemental a accepté leur venue dans les établissements. Nous sommes intervenus auprès des services départementaux et la règle est de ne faire prendre de risque à personne donc confinement à la maison. Les seul-es personnels qui se doivent d’être sur place sont les chefs d’établissement. Exemple au collège de Villeneuve sur Bellot

4- Prêt d’ordinateurs et de tablettes, c’est possible !
C’est possible depuis ce jeudi 3 avril. Le Conseil départemental a enfin accepté de créer des comptes utilisateurs externes pour que les tablettes des collèges puissent être prêtées aux familles et aux enseignants qui en ont besoin. Exemple : au collège Marcel Rivière de Lagny. Nombre de machines / nombre d’élèves

5- Le soutien pendant la 2e semaine de vacances : appel aux volontaires. Ne cédons pas au chantage !
Il est illusoire de penser que les élèves qui n’ont pas réussi à travailler pendant les 3 semaines de confinement puissent se “remettre à niveau” pendant les vacances. Si c’est le travail à distance qui les a mis en difficulté ou qui a accentué leur décrochage, le soutien en distanciel ne sera sans doute pas efficace.
Les enfants doivent profiter des vacances pour se “décoller des écrans” et se tourner vers d’autres activités ( lire, écouter de la musique…) que les enseignants qui le souhaitent peuvent leur proposer.Exemple au collège de Rebais

6- Les outils à utiliser pour la continuité pédagogique à tout prix : Restons Vigilants !
La reprise en présentiel ne se fera pas le lundi 20 avril. Nous allons donc poursuivre la continuité pédagogique à distance.
Avant les vacances, au prétexte parce que que l’ENT était saturé, nous nous sommes tournés vers des outils autres que ceux proposés par l’Education Nationale. Méfiance ! Ils sont pour beaucoup contraires aux consignes RGPD.
Les IPR sont formels dans leurs recommandations concernant la continuité pédagogique :
pour la communication : ENT, outils de vie scolaire .
pour les visioconférences et audioconférences : outils du CNED.
La priorité durant le temps de confinement doit être donnée à l’approfondissement et à la consolidation des notions déjà abordées.
Le nombre de classes virtuelles doit être limité.
L’évaluation devrait être formative et non sommative -> Pas de note
Doit on faire un lien vers la lettre des IPR ?

7 - Reprise le 11 mai ?
voir le communiqué du SNES - FSU 77

8- Pétition de la FSU et de 15 organisations syndicales et associations
“ Plus jamais ça, construisons ensemble le jours d’après”
La pétition sur le site de la FSU
https://fsu.fr/petition-plus-jamais-ca-construisons-ensemble-le-jour-dapres-2/
Vous recevez un mail de confirmation, vous devez recliquer pour signer la pétition.
87 500 signatures le 12 avril. Signez et faites signer par les collègues de votre établissement et par vos proches.