Communiqué de presse de l’ assemblée générale de personnels du lycée Paul Eluard de Saint-Denis .(93)

Les élèves et les personnels du 93 ont-ils droit aux mêmes conditions de sérénité et de sécurité que ceux d’autres lycées ?

L’assemblée générale de personnels du lycée Paul Eluard de Saint-Denis (93) a décidé l’exercice du droit de retrait pour assurer la protection des élèves et des personnels et exiger l’égalité de traitement des établissements.

Cette action fait suite à une série d’incidents qui sont survenus depuis la rentrée, et ont culminé hier avec l’agression très violente de plusieurs jeunes, pourvus d’un marteau et de couteaux, contre un de nos élèves, dans le but affirmé de le tuer. Une assistante d’éducation et un agent, témoins de l’agression, ont permis d’y mettre fin, alors même que cela ne rentre pas dans leur attribution et que ce geste altruiste les a exposés à un grave danger.

Déjà au printemps dernier, nous avions dû interrompre notre travail pour dénoncer un contexte de violence et des moyens insuffisants pour les prévenir. Pourquoi nos élèves et les personnels n’ont-ils pas droit aux mêmes conditions de sérénité et de sécurité que ceux d’autres lycées ?

La vice-présidente de la région viendra enfin dans notre établissement cet après-midi. Nous attendons de cette présence des actes concrets, notamment des moyens et non de simples discours. Nous rappelons que la région, qui dispose d’un siège au conseil d’administration de notre lycée, n’a jamais été représentée dans cette instance depuis début 2016. Nous rappelons que la région avait pris des engagements au printemps dernier qui n’ont pas été tenus : financement d’un médiateur, renforcement des grilles. Si ces simples mesures, insuffisantes, mais nécessaires, ne sont pas prises, qu’attendre de promesses plus ambitieuses.

Le rectorat sera aussi présent. Nous renouvelons notre demande de postes supplémentaires en assistant-es d’éducation. Il n’est pas de leur mission d’intervenir en cas de violence, mais une plus grande présence humaine reste dissuasive et le contexte les oblige aujourd’hui à des tâches de patrouille autour du lycée qui ne relève de leur fonction.

Notre exigence de moyens s’étend à tous les pouvoirs publics : c’est à eux d’assurer la protection de ce lycée et de répondre concrètement aux inquiétudes des élèves, des familles et des personnels.