Lutter pour améliorer les conditions de travail des assistants d’éducation, c’est renforcer les vies scolaires !

Améliorer les conditions de travail des assistants d’éducation

La rentrée 2008 a été marquée pour les assistants d ?éducation par deux nouveautés que le SNES revendique depuis 6 ans. Pour la première fois les AED ont voté comme leurs collègues MI-SE (...).

La rentrée 2008 a été marquée pour les assistants d ?éducation par deux nouveautés que le SNES revendique depuis 6 ans. Pour la première fois les AED ont voté comme leurs collègues MI-SE le font depuis des décennies, pour élire des représentants dans des Commissions Consultatives Paritaires mises en place pour tous les non-titulaires. Le SNES, avec les autres syndicats de la FSU concernés, est arrivé en tête, et continuera à se battre avec ses représentant-e-s pour que ces CCP deviennent un outil complet de défense des personnels non titulaires contre l ?arbitraire, les abus et les pressions (surcharge de missions et responsabilités, refus d ?autorisations d ?absence pour examen et concours, pause repas décomptée, frais de transport et d ?organisation d ?activités à la charge des assistants ??). Seconde nouveauté : grâce aux interventions du SNES, les assistants d ?éducation ont obtenu des jours d ?autorisation d ?absence sans récupération pour préparer et passer les examens et concours.

Cependant, ces deux avancées ne doivent pas occulter une réalité qui se dégrade et devient partout de plus en plus explosive. Depuis l’extinction du recrutement sous statut de MI-SE (créé sous le Front Populaire et progressivement amélioré), et son remplacement par celui d’Assistant d’ ?ducation en 2003, bien moins favorable aux personnels, on assiste en effet à une dégradation fulgurante de la vie des personnels de surveillance pour qui le qualificatif de « pions » de l ??ducation nationale prend désormais tout son sens. Ce sont ici des collègues en place qui sont sommés (pressions locales à l ?appui) de « _travailler plus_ » ??. mais « _sans gagner plus_ ». Là, on augmente le temps de présence hebdomadaire, on tente d ?imposer des réquisitions, là on décompte le temps du repas pourtant pris sur place ?? au lance pierre, on fait pressions sur les grévistes_ ! Moins de surveillants et ?? plus de missions_ ! Puisqu ?aux surveillances et tâches administratives vient s ?ajouter l ?accompagnement éducatif.

En 2003, le Ministère prétendait que le statut de Mi-Se était trop rigide, que l’exclusivité accordée aux étudiants rendait le recrutement difficile, que la priorité donnée dans l’organisation des services, aux impératifs des étudiants sur les besoins des établissements mettait en péril l’encadrement des élèves... Comment ne pas reconnaître, aujourd’hui, que la dégradation des conditions faites aux surveillants a accéléré la rotation des équipes, et de fait, considérablement fragilisé les vies scolaires dans notre académie ?

L ?objectif du SNES reste de voir les contrats de types AED disparaître : le recrutement et la définition des missions au local, l’extrême précarité des contrats, la charge de travail par trop inconciliable avec une poursuite d’étude... tout cela est inacceptable. Mais pour l’immédiat, isolés et fragilisés par des contrats de courte durée, les assistants d’éducation ont souvent du mal à prendre en charge seuls leur défense. Le SNES Créteil entend renforcer son secteur AED au niveau académique, grâce à l’investissement de jeunes militant-e-s. Mais c’est surtout dans les établissements que se jouera la lutte. C’est pourquoi nous invitons tou-te-s les syndiqué-e-s à se rapprocher des surveillants. Les assistants d ?éducation ont toute leur place dans les sections syndicales du SNES : il faut systématiquement leur proposer d’adhérer et de figurer sur les listes au conseil d ?administration. C’est ensemble, et avec les parents d’élèves, que nous pourront obtenir du Rectorat non seulement l’augmentation indispensable des dotations en personnels, mais aussi l’amélioration des conditions de travail de tous les surveillants.

Alexandra Tkaczynski

Pierre Claustre


Après 6 ans de contrat, le chômage attend beaucoup trop d’assistants d’éducation.

Le décret de 2003 régissant les assistants d’éducation autorise des contrats très courts... mais le cumul de ces contrats ne peut excéder 6 ans, contre 7 pour les anciens surveillants recrutés comme Mi-Se.

Le SNES demande à ce que ces AED en fin de missions se voient proposer au cours de la dernière année de leur contrat des VAE, l’ouverture de crédit de formation à la reconversion, des formations qualifiantes pour garantir à tous une véritable insertion professionnelle pour des métiers qualifiés, y compris pour leur permettre l ?accès à des emplois statuaires dans la fonction publique.

Ces mesures sont urgentes à obtenir. Des dispositifs spécifiques à caractère exceptionnel doivent être mis en place pour que ces AED ne soient pas renvoyés à la précarité, voire au chômage !


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