Rentrée 2017

Des moyens en diminution, des effectifs en forte augmentation

Une rentrée difficile en perspective.

D’après les prévisions présentées aux représentants du personnels le mardi 17/01/2016, la situation générale de notre département se dégrade à la rentrée prochaine. La baisse des moyens conjuguée à la montée des effectifs, engendrent une dégradation du H/E, (le nombre d’heures divisé par le nombre d’élèves, qui indique l’évolution du taux d’encadrement) qui passe de 1,23 en classes banales en cette rentrée 2016, à 1,21 d’après les prévisions de rentrée 2017.

Cette préparation de rentrée, la dernière de ce quinquennat, est dans la continuité des précédentes, c’est-à-dire insuffisante pour concrétiser les améliorations qui avaient été annoncées à ses débuts. Sur le plan des effectifs, on constate une forte hausse du nombre d’élèves scolarisés en classes banales (+ 918 élèves, l’équivalent de 2 collèges de taille moyenne) alors que les moyens alloués à notre département diminuent (-114 heures, soit la perte d’environ 6,5 ETP), si on les compare avec l’ existant (enquête lourde de rentrée, octobre 2016).

Les moyens de l’enseignement adapté régressent fortement.

Dans le même temps et c’est plus préoccupant, les moyens dévolus à l’enseignement adapté régressent fortement. Les SEGPA perdent 93 élèves (l’équivalent de 6 classes à 15 él/classe), alors que l’Inspection académique prévoit de retirer 318 heures à ces structures (l’équivalent horaire des moyens hebdomadaires pour enseigner à 9 classes). Quant aux dispositifs d’enseignements spécifiques (prépa-pro, ULIS, UPE2A), on constate une stagnation de leurs moyens : pris dans la globalité, ils gagnent 24 élèves et obtiennent les moyens pour faire fonctionner une classe et demie supplémentaire.

Des besoins criants en vie scolaire.

Reste à savoir comment seront implantées les dotations en Vie scolaire qui ont été annoncées lors du budget 2017. Pour répondre aux besoins criants qui se font jour dans notre département, véritablement sinistré en la matière, il faudrait un plan de rattrapage des moyens humains d’encadrement : ouverture d’un second poste de CPE dans tous les établissements accueillant plus de 600 élèves, création d’emplois de surveillants pour couvrir les besoins engendrés par la croissance des effectifs et l’extension des plages horaires d’ouverture induites par la réforme des collèges. Sans oublier le renforcement des équipes pluriprofessionnelles (CO/psy, infirmières et médecins scolaires) fortement mises à mal ces quinze dernières années.

Une baisse importante des HSA au profit de créations de postes

En fait, le seul motif de satisfaction de cette dotation départementale apparaît sur le plan budgétaire. Le tableau de répartition de moyens fait apparaître une baisse importante des HSA (-1157), qui représentent désormais 6,46 % de la dotation, au profit de créations de postes (+794 heures, soit 44 ETP). Trop timides cependant, pour se traduire sur le terrain, par une amélioration notable des conditions de travail et du niveau d’encadrement des élèves. D’autant qu’un nombre important d’emplois créés au cours des cinq dernières années n’a pas pu être utilisé en raison de la crise du recrutement, particulièrement vive dans certaines disciplines. La politique des 80 000 suppressions de postes sans discernement de l’ère Sarkozy a certes beaucoup contribué à accroître ces difficultés de recrutement. Mais plus encore, ce sont les mauvaises conditions de travail et de rémunération des enseignants, qui sont un véritable frein à l’embauche.

Lors du CTSD, la délégation FSU (6 sièges sur 10) a voté contre la répartition de la DHG départementale considérant que le nombre d’heures postes implantées à ce stade est insuffisant pour faire face aux besoins des collèges de notre département.

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