CTSD de Seine-et-Marne, du 19/01/2018

DHG 2018 : des effectifs en forte hausse, peu de postes, beaucoup d’HSA

Le ministère compte absorber la croissance démographique par un alourdissement de la charge de travail

D’après les prévisions présentées aux représentants du personnels le 19/01/18, la situation générale de notre département restera fortement dégradée à la rentrée prochaine. La très faible hausse des moyens conjuguée à la forte montée des effectifs, engendre une stagnation du H/E, (le nombre d’heures divisé par le nombre d’élèves, le ratio qui indique l’évolution du taux d’encadrement) qui restera autour de 1,21 en classes banales pour la rentrée prochaine.

Insuffisance de moyens et explosion des effectifs de collèges en 2018

Cette préparation de rentrée, la première de ce quinquennat, est dans la continuité des précédentes, c’est-à-dire insuffisante en terme de moyens, pour absorber la forte croissance démographique prévue pour l’an prochain. Les grandes masses (moyens horaires et effectifs prévisionnels) font apparaître une hausse de 1775 élèves dans les collèges du 77 (+2,4 %), tandis que les moyens stagnent avec seulement + 31 ETP créés (soit + 0,6 % par rapport à l’an passé). Le ministère prévoit donc de créer un nombre de postes inférieur à la dotation d’un collège de 600 élèves, pour absorber une hausse démographique comparable à l’ouverture de trois collèges de même taille.

Une diminution inquiétante des effectifs de SEGPA et des dispositifs d’enseignements spécifiques en attente d’implantation

Dans le même temps et c’est aussi préoccupant, les effectifs de l’enseignement adapté régressent fortement. Les SEGPA perdent 94 élèves (l’équivalent de 6 classes à 15 él/classe), alors que le ministère prévoit de retirer 65 heures à ces structures (l’équivalent horaire des moyens hebdomadaires pour enseigner à 2 classes). Tout laisse à croire que cette baisse d’effectifs s’accompagne d’un glissement de ceux-ci vers les classes de sixième ordinaires, sans moyens adaptés pour répondre aux besoins spécifiques de ces profils d’élèves.

Quant aux dispositifs d’enseignements spécifiques (prépa pro, ULIS, UPE2A), on constate là-aussi une forte baisse de leurs effectifs et de leurs moyens : pris dans la globalité, ils perdent 203 élèves (avec une baisse de 57 élèves en UlIS et 44 en UPE2A) et perdent 167 heures. En CTSD cependant, l’Inspection Académique a déclaré qu’à ce stade, les documents prévisionnels n’intègrent pas tous les effectifs dans les enseignements spécifiques. Certes quatre sections de 3è prépa-pro sont supprimées l’an prochain dans notre département. Mais dans le même temps, six dispositifs ULIS sont créés (qui ne figurent pas dans les documents, car les CA ne se sont pas encore tenus) ainsi que deux sections UPE2A, dont l’implantation dépend des flux migratoires. Des moyens sont en réserve pour abonder les modules (au grès des flux). Deux secteurs sont en tension et feront donc l’objet d’une dotation : les communes de Meaux et de Melun, dans les centres d’accueil des migrants.

Augmentation des effectifs par classe et intensification de la charge de travail des enseignants

Contrairement à l’année précédente – année préélectorale - le tableau de répartition de moyens fait apparaître une hausse importante des HSA (+ 9 %), et seulement 31 créations de postes - contre 64 postes créés l’an passé. D’autant qu’environ 20 % des postes au concours ont été supprimés cette année dans le second degré. Dans ce contexte, la forte augmentation des HSA doit être comprise comme la volonté du ministère d’absorber la croissance de la démographie scolaire par l’augmentation des effectifs par classe et par une intensification de la charge de travail des enseignants.
Rémunérées sous forme d’HSA, les heures ainsi faites permettent de ne pas créer de nouveaux postes. Ce choix politique, avant tout guidé par des considérations budgétaires, laisse penser que l’on peut accroître indéfiniment la charge de travail, tout en dégradant les conditions d’exercices de notre métier, sans que cela ait conséquence sur la qualité de l’enseignement ainsi dispensé.

Le SNES-FSU 77 dénonce ces attaques contre le Service Public d’Éducation Nationale et entend peser de tout son poids dans les instances et sur le terrain pour appuyer les revendications des établissements en lutte.

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